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Le retour du catcheur Kiss : Interview de Pascal Kiss Canon ball par Fred de Diamant Noir

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Interview de Pascal Kiss Canon ball par Fred de Diamant Noir :

DN : Salut, Canon Ball ! D’abord, pourrais-tu nous expliquer rapidement ton parcours ?

Tout débuta fin 80, avec un championnat de bras de fer au Palais Omnisports de Paris-Bercy où, durant la compétition, j’ai rencontré des représentants de la European Wrestling Federation. Après les tout premiers entraînements, je commençais a faire du catch en France, en Allemagne, en Belgique, en Suisse, au Canada… Dans le même temps, je me suis retrouvé sur le tournage de "La totale" de Claude Zidi pour y faire un tueur, puis tout s'est enchaîné très rapidement : pubs, télé, théâtre (dans une pièce de Rabelais, avec la compagnie du Chapeau Rouge), cinéma à nouveau, séries télé, et voilà presque 20 ans que je suis dans le métier artistique. Actuellement, je me prépare à réaliser un moyen métrage et aussi à écrire plusieurs livres, un sortira en octobre et un autre à la mi-février 2010. Je catche à nouveau depuis trois ans pour la Wrestling Stars (j’avais dû arrêter à cause d’une opération) ; je suis souvent en Californie depuis une dizaine d’années pour affaires et loisirs. J’ai créé une école de lutte scénique, ou Wrestling and Acting, depuis 1996 : je coache des amis du cinéma ou de la télévision.

DN : On imagine que tu es tombé dans la marmite KISS très tôt. Comment cela s’est-il passé exactement ?

J’ai connu KISS tout jeune, en 1976, grâce a un Américain qui était dans le même groupe d’adolescents que moi. Il me dit : "Il vole, il crache du sang et le feu !" Un moniteur m’a ramené un article sur KISS et une photo du disque "Destroyer". La magie a opéré instantanément ! Mon grand frère, lui, bossait sur un stand au swap meet de Montreuil, près de Paris. Il m’aura permis d'avoir mes premiers 45 tours, comme celui de "Destroyer" édition française et le 33 tours "Alive!"… La claque ! Je les ai vus pour la première fois en septembre 1980 à Paris.

DN : De toute évidence, KISS a fortement impacté ta carrière de catcheur, et tu as puisé ton inspiration chez Gene Simmons pour forger ton personnage de Canon Ball. Penses-tu que tu aurais suivi le même parcours (en plus du catch, Canon Ball a tourné dans de nombreux films, spots publicitaires, etc…) si tu n’avais pas découvert ce groupe ?

Définitivement non ! Je crache le feu avant d’arriver sur le ring !
Le fait d’avoir eu ce groupe très visuel dans ma vie de fan a eu une importance capitale, ainsi que, il faut aussi le préciser, les bandes dessinées Marvel (Strange, Nova, Super Strange, etc).
Les avoir croisés en tant que fan, puis grâce à mon statut de catcheur et acteur, rencontrés et revus à plusieurs reprises, n’a fait que me conforter dans mon choix.
Leur carrière artistique et créative, et toutes ces années de rock 'n' roll endiablé, prouvent qu’ils auront eu raison des quolibets et autres insultes a leur égard. Plus de trente ans après leur formation, ils sont encore là ! C’est une véritable entreprise, un exemple à suivre.
KISS serait un bon sujet pour le BAC, tu ne crois pas ?

DN : Ta passion pour KISS t’a amené à rencontrer le groupe à plusieurs reprises. Peux-tu nous dire quand et à quelles occasions ?

Pour leur venue à la Locomotive à Paris en 1992, puis pour la sortie (repoussée) de "Carnival of Souls" dans un lieu parisien très select, et l’enregistrement d’une émission avec Gene Simmons et le catcheur Canon Ball à Wembley, avec M6 ("Plus vite que la musique") et mon pote Christophe Crenel, présentateur à cette époque, en 1996, à leur hôtel à Paris, à l’époque de la sortie de l’album "Revenge", à l’étranger aussi, lorsque j’y étais pour la sortie des sets de DVDs "KISSology" ou le dernier "KISS Symphony: Alive IV"…

DN : Quel est le souvenir le plus marquant de toutes ces rencontres ?

Un des moments les plus importants, ce fut de me retrouver à partager la scène avec eux à la Locomotive, lieu de concert à Paris. On me les présente, et je rentre avec mon chopper à l'effigie de Gene Simmons. J’ai encore les images de ce moment. D’ailleurs, j’en profite pour souligner que l’idée de cette soirée à la Locomotive était celle de Jean-Pierre Sabouret, journaliste de rock, ainsi que la mienne et celles de certains fans exposants comme, entre autres, Éric Manca. Un super moment !
La rencontre le lendemain à leur hôtel, près des Champs-Élysées, aura également été très émouvante. Nous étions très peu d’admirateurs. Je me souviens de Thierry Maillet et de l'un de ses potes, mon ami Jean-François, "Paul d’Alfortville" et moi-même.

DN : Beaucoup de gens t’ont connu avec l’émission "Qu’est-ce qui fait courir les fans ?", diffusée sur M6 dans les années 90, dans laquelle tu montrais ton impressionnante collection sur le groupe. De tous ces objets, lequel représente ta plus grande fierté ?

Ils sont trois, un peu comme la Trinité façon KISS :

1) La lettre reçue en juillet 1982 écrite par Gene Simmons (réponse envoyée du studio Record Plant), en retour à mon énorme colis envoyé a la maison de disques aux USA à son attention.

2) Le bracelet qu’il m’a "troqué" contre l'une de mes bagues sculptées en argent, une terrible gargouille !
Ce bracelet, on le voit entre autres dans les clips de l’album "Revenge". Il lorgnait tellement dessus que je lui ai offert, mais il a préféré faire un échange… l’éducation et la classe, ce bonhomme !

3) Ma motocyclette, la "Kawazakiss", qui représente beaucoup de choses.

DN : Tu as dû attraper la "collectionnite" très jeune. Peux-tu nous expliquer comment cela se passait pour dénicher des perles rares à l’époque, alors que l’Internet n’avait pas encore tout révolutionné ?

Hé bien, il est vrai qu’à l’époque, on ne trouvait pas du KISS en veux-tu en voilà ! Je me rappelle d'une boutique aux Halles qui s’appelait "Harry Cover", où j’ai découvert la serviette de bain "US Tour 76", le poster de la même époque, mais aussi quelques motifs de tee-shirts comme les fameux transferts. Les Puces de St-Ouen, où il était possible de dénicher quelques rares 45 tours, et celles de Montreuil, où un baba revendait des photos prises au concert de l’Olympia. Les imports "Givaudan", qui vendait les premiers albums de KISS, mais aussi la chance d’avoir un ami, Chriss Lee (décédé il y a quelques temps), fan lui aussi, originaire du Canada, qui à chaque aller-retour au pays des caribous, me ramenait des mags ou des posters du continent américain. Les échanges, aussi, par le biais des fans à l’étranger.

DN : As-tu gardé des contacts parmi les fans que tu côtoyais alors ?

Oui, pour certains, mais avec ma vie et mon métier, il m’est souvent difficile d'aller voir les fans qui me demandent de venir leur rendre visite car lorsque je suis en tournée, je dépends d’une organisation dont on ne peut pas s’échapper : il y a des consignes, elles sont alors valables pour moi comme pour tout le monde, que ce soit au catch ou sur les sets de cinéma. J’ai des nouvelles de certains, à peu près une ou deux fois par an, comme Ilko ou Paul Kempers, Louis "Gene de Quimper". J’en ai rencontré un en Californie après avoir correspondu avec lui durant près de 20 ans ! C’était très fun ! J’aimerais bien avoir des news de fans comme Jean-François Pérard ou encore Thierry Maillet, Philippe Briec et encore pas mal d’autres. À ce propos, j’ai reçu des photos de la collection de "Le Pat" Viguier : il assure pas mal, l’animal !
Dernièrement, j’étais en tournée pour le catch près de chez lui. Je l’ai invité à venir me voir en show lui disant qu’après, je lui ferais la surprise de venir me régaler les yeux avec sa collection ! Mais apparemment, il a dû décliner mon invite. Ce n’est que partie remise, j’en suis convaincu. Tu sais, avec les années qui passent, dans la vieille garde d’avant 1980, certains sont décédés, d’autres ont arrêté purement et simplement ; il y en a même un qui m’a légué sa collection que j’ai conservée des années pour la lui rendre bien plus tard, au cours de retrouvailles. Il était soufflé, et moi, heureux de le voir ainsi.

DN : Tu vis désormais entre la France et les Etats-Unis. Quels sont tes projets immédiats ? As-tu l’intention d’aller voir le groupe sur sa prochaine tournée US, en octobre ?

Pour les projets immédiats, comme je le dis un peu plus haut dans l’interview, je prépare deux livres, dont un sort fin septembre/début octobre, et un autre pour la mi février 2010. Ayant déjà signé un contrat de confidentialité avec mon éditeur, je ne peux en dévoiler le contenu et la forme, mais ça parlera de mon métier entre les cordes et de mes influences… Bon, j’en ai déjà trop dis ! De toute façon, tu seras dans les premiers a être informé de la mise en rayons, crois-moi ! Il y a aussi une pièce de théâtre en écriture avec ma partenaire du ring, Barby-Catch, et mon premier moyen-métrage en chantier. Bref, pas de vacances, mais c'est pour la bonne cause !
Il est fort possible que j’aille voir le groupe en concert car je dois faire un séjour en Californie entre octobre et novembre pour signer un championnat du monde de catch avec deux fédérations (la AWF et la IPWFA). J’espère pouvoir allier KISS à mon déplacement, ça serait génial !

DN : Pour finir - tu n’y couperas pas ! – quel est ton Top 10 des chansons de KISS ?

1) Almost Human
2) God Of Thunder
3) War Machine
4) Rocket Ride
5) Got Love For Sale
6) Firehouse
7) Goin' Blind
Cool Love 'Em And Leave 'Em
9) Charisma
10) Domino

DN : Et ton Top 5 des albums ?

1) The Elder
2) Destroyer
3) Dynasty
4) Revenge
5) Creatures Of The Night

DN : Merci beaucoup, Canon Ball ! Un dernier mot pour les lecteurs de DN, peut-être ?

Oui, of course, Fred ! Déjà, je trouve terrible depuis internet, etc, que l’on puisse voir des sites sur KISS carrément top et voir aussi de nouvelles générations de fans ! J’en croise aux shows de catch avec qui on parle de notre passion. Être fan m’a appris beaucoup de choses et fait rencontrer des personnes géniales ! Une seul expression me vient en tête, elle est sur la plaque d’immatriculation de mon chopper Kawazakiss, "KISS FOR EVER", et comme je le signe lors des séances de dédicaces, "Life is to short to be small and sad", so "Rock 'n' Roll all Night and Pro-Wrestling every day."
Amitiés à tous et merci à toi, Fred !

Canon Ball
canonballbox@msn.com

Photo : Pascal et moi en 1995



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